Il était une fois, la coiffeuse qui perdait ses cheveux

Mystère

Toutes les histoires commençant par : « Il était une fois » se terminent bien. Donc, il était une fois le premier blogue, le premier “jet” de la coiffeuse qui perdait ses cheveux.

Moi, Manon Lebel, Être humain, femme, artiste, entrepreneure, coiffeuse, je perds mes cheveux. C’est ma réalité depuis quelques semaines. Pourquoi? Pour une raison qui pour l’instant, m’est complètement inconnue. Décembre, Tu parles d’un mois pour se promener le coco à l’air.

Non je ne suis pas malade. J’ai beaucoup d’énergie, trop même. Mon corps s’est déclaré la guerre à lui-même, il se défend en faisant tomber mes innombrables cheveux. J’essaie de lui faire comprendre que personne ne gagnera de victoire à vouloir les faire tomber, mais en vain. Résultat : J’ai présentement le look chatte d’Espagne, la princesse au crâne garni de motifs abstraits.

Tellement ironique comme situation. Dans le cadre de mon travail, je collabore souvent à titre de bénévole aux differents défis Tête Rasée de Leucan et de la Société Canadienne du Cancer. Pour ce défi, le temps n’aura pas suffit à faire une levée de fond, la chute à été trop fulgurante!

Bien mystérieux cet état. Moi qui, pourtant est en pleine éclosion professionnelle, je n’ai jamais autant aimé qu’en ce moment mon métier d’artiste des cheveux. La vie est belle et bonne pour moi. Je transite vers le beau papillon que je souhaitais tant devenir. Travail de coiffure et maquillage en Europe, coiffure sur un plateau de cinéma, une belle et grande clientèle à mon commerce, quoi demander de mieux? Pas de choc ou gros stress; grand mystère de la vie que cette alopécie. 

Parlant d’ironie, je fais une petite parenthèse si vous le permettez. À la fin de l’été dernier, j’ai fait un appel à tous sur ma page Facebook afin de recevoir des photos de mes clients et clientes dans le but d’en créer un mur où ils seraient mes vedettes. Clichés sur lesquelles ils et elles se sentaient beaux et belles, où leur chevelure était le centre de la capture. J’ai eu cette idée afin d’augmenter le sentiment d’appartenance et l’estime de soi, mais surtout, dans l’optique de créer de la vie pure et vraie dans mon salon afin d’éviter les affiches commerciales. Célébrer la beauté de ma clientèle! Vous savez quand a eu lieu l’inauguration de ce mur? Deux jours après ma fameuse coupe chatte d’Espagne! Oh oui! Une autre vidéo, celle de l’inauguration avec une Manon pas de cheveux le coco à l’air mais un rouge à lèvres…toujours 😉 ! C’est fou non? Je crée de la beauté instantanée et j’aide à améliorer l’estime de soi, c’est mon métier améliorer l’apparence!!! Je me revois me répéter en boucle lors du dévoilement de cet oeuvre que mes cheveux ne me définissent pas, que mon apparence ne me définie pas, que ma personnalité et mon charisme doivent transcender tous les artifices. Que cet événement, qu’est la perte de mes cheveux,  me permette de faire découvrir aux autres mon âme, la personne que je suis vraiment : MOI. Fin de la parenthèse.

Fascination

Quand on y pense c’est fascinant, weird même! Ce sont les termes que j’ai utilisé en discutant avec ma dermatologue qui semblait essayer de déceler toute détresse psychologique en moi. Docteur, vous me dites que ma vie n’est pas en danger, c’est o.k. Je vais gérer l’aspect esthétique. 

Évidemment, je devais me rendre à l’évidence que je devais raser ce qui me restait de cheveux. Nous avons donc procédé à la coupe spéciale « Tonte No.1 » pour un résultat unique! Je suis unique! Toutefois, mise en garde: N’essayez pas ça à la maison, le résultat risque d’être défférent. 😉

Oui, j’ai versé quelques larmes et eu besoin de quelques heures pour digérer cette mise à nue. Mon estime et ma féminité en ont pris un petit coup. Seulement quelques heures d’appitoiement intense. Ensuite, je me suis dit ok, on va commencer à porter des boucles d’oreilles ahah.  J’ai une capacité de résilience assez phénoménale en général. Mon corps aime quand mon esprit est en symbiose avec lui ; de là émerge un sentiment de bien être et de positivité.

On y voit maintenant mon âme

Malgré tout, vous savez ce que j’en pense? La vie se charge bien de nous donner des défis mais il n’en tient qu’à nous de leurs donner un sens. Nous sommes ici pour vivre des expériences qui nous font changer, évoluer. La vie nous parle.  Je suis privilégiée car mon état n’est pas relié à un effet secondaire d’un traitement contre le cancer, ni aucune maladie potentiellement mortelle. Cependant, je suis en dualité plus que jamais entre le paraître et le “être”. Mon métier me permet de sublimer la beauté des autres mais je dois aller au-delà de ces étincelles. Quelle importance accordez-vous à votre apparence? De quelle facon vous sentez-vous belle aux yeux des autres mais tout d’abord à vos propres yeux?

J’assume mon crâne dans son unicité. J’assume ma vie dans son unicité.  La fin de mon histoire à moi, qui ne fait que commencer,  sera heureuse car j’aurai pleinement vécu en étant MOI. 

Alors Décembre? Tu ne m’auras pas si facilement! La vie est une éternelle adaptation. Sortons nos tuques de « pouelle », car l’hiver, aussi magnifique soit-il, sera long et froid pour tous les crânes dégarnis.

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